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Le vendredi 20 Mars, jour du printemps
Nikan (pronconcer Nigane) est né vers 18h30.
Quand nous sommes arrivés, l'ânon venait de naitre et tout allait bien. Ce jour-là il ventait fort et la température est descendue à -10 degrés Celsius.
Dans la nuit, vers 4 h du matin; un fort pressentiment me réveille. Je me lève et cours pour vérifier si à l'asinerie tout va bien. À ma grande surprise, malgré la température, tous les ânes sont sortis, je cherche l'ânon et je ne le vois nulle part.
Je file chercher la lampe torche et sous le faisceau lumineux je le découvre étalé à terre derrière la clôture électrique. Maman Cléo ne s'était pas risquée à le récupérer, ignorant que la clôture était déconnectée. L’ânon était presque mort de froid.
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L’aventure a commencé en 2005 lorsque nous avons décidé de venir habiter la campagne.
La campagne pour moi restait un souvenir d’enfance.
Un petit village dans la montagne, dans lequel on pouvait encore croiser vaches, moutons, chèvres et où chacun avait encore ses poules.
2 fois par année, le village était traversé par les transhumances. Au printemps pour monter les moutons dans les pâturages et à l’automne pour les redescendrent dans la vallée. La route, sur plusieurs kilomètres, devenait un torrent de moutons, un écheveau de laine sans fin. Les cris des bergers se mêlaient aux bêlements et aux tintements des cloches, aux aboiements des chiens, dans une cacophonie presque harmonieuse. Cette cacophonie ne perturbait absolument pas les ânes chargés qui; d’un pas sûr et tranquille avançaient au milieu de ce torrent. Ces grandes oreilles si calmes et paisibles dans ce brouhaha; me fascinaient. C’est sans aucun doute un de ces jours-là que je me suis déclarée solennellement : « Moi, quand je serai grande, j’aurai un âne! » Puis j’ai oublié.
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